Comment bien nourrir son Cavalier King Charles ?

Comment bien nourrir son Cavalier King Charles ?

Maintenir le niveau d’énergie au beau fixe et apporter à l’organisme les nutriments nécessaires pour bien grandir et résister aux agressions extérieures. Tels sont les principaux objectifs du nourrissage chez les chiens. Pour certaines races exposées à une prise de poids rapide, ou particulièrement gourmandes, comme le Cavalier King Charles, le propriétaire a tout intérêt à trouver un point d’équilibre dans le régime alimentaire. Et voici comment s’y prendre…

Garder un œil sur l’âge et le poids

Ce n’est pas parce qu’il joue de ses yeux ronds ou qu’il fait sa bouille la plus irrésistible qu’il faut céder aux caprices du Cavalier King Charles. Si vous écoutiez les envies de cette race, pratiquement jamais repue, vous ne vous en sortirez pas. Dès les premiers moments de sa vie, habituez-le à une quantité proportionnelle à son âge et à ce qu’il vaut sur la balance, répartie dans un nombre de prises convenable. Adaptez en même temps la qualité de ce que vous mettez dans sa gamelle. Jusqu’à 5 semaines, le lait maternel devrait suffire à couvrir les besoins essentiels du jeune animal. Respectez une transition de 3 à 4 jours pour le déshabituer progressivement des tétées et préparer son organisme à l’introduction des premiers aliments. Le marché regorge de croquettes pour chiot supplémentées en minéraux et calcium, qui constituent un bon relais au lait maternel. Le passage aux croquettes pour animal adulte se fait, toujours en respectant un temps de transition, dès le premier anniversaire du toutou.

Nourrissage du Cavalier King Charles : l’art et la manière

Il s’agit ensuite de lui composer un régime adapté à son gabarit et son mode de vie : plus ou moins grande activité, tendance au surpoids, etc. Les macronutriments – lipides, glucides et protides – doivent être retrouvés en quantité adaptée dans la formule alimentaire choisie. Celle-ci devrait également apporter une quantité suffisante d’oligo-éléments, de sels minéraux et de vitamines. En cas de baisse de forme, le vétérinaire vous conseillera éventuellement de revoir le contenu de sa gamelle, le temps qu’il surmonte l’épreuve. L’essentiel, dans tout cela, est de respecter la chronologie des prises. Tenez compte de l’habitude de votre animal pour décider si vous lui faites un ou deux services par jour et ne prévoyez jamais d’extra. Si vous lui offrez 2 gamelles dans la journée, celle du soir sera la plus copieuse. Trouvez-lui un endroit au calme et fixe, où il pourra s’isoler lors des prises, sans oublier d’y mettre à disposition une gamelle d’eau.

Une alimentation industrielle…

Vous êtes propriétaire d’un Cavalier King Charles ? Il existe 3 méthodes pour composer sa ration alimentaire, chacune présentant ses avantages et ses failles. Le régime « industriel » est sans doute le plus pratique à dispenser surtout si l’animal réside dans une famille où tout le monde est toujours vaqué à une autre occupation. La qualité sanitaire et la facilité des dosages constituent les grands atouts de cette option qui n’est surtout pas chronophage. Cette option est également la plus économique, étant donné les conditionnements disponibles sur le marché et leur longévité, en termes de temps de conservation. Les fabricants proposent des gammes variées parmi lesquelles vous choisirez les compositions les plus adaptées à votre compagnon. Le seul hic avec ces aliments, c’est justement la répartition des nutriments, un peu aléatoire selon les gammes de prix et les marques. Pour contourner le problème, consultez les comparatifs ou les forums des habitués et laissez-vous guider.

… ou des options moins classiques

Par ailleurs, il est possible de concevoir un régime « maison » pour votre toutou. Outre le temps qu’il faudra investir dans cette démarche, celle-ci vous causera certainement plus de casse-tête dans la composition en nutriments et le calibrage de la gamelle. Le risque est surtout de lui en fournir trop, avec les conséquences inévitables sur sa courbe de poids. Il ne faut pas non plus minimiser le fait que le chien s’habitue très facilement à un rituel. Si vous deviez le faire garder et qu’il faille le nourrir aux croquettes, il risque de ne pas y prendre goût facilement après s’être familiarisé aux saveurs naturelles. Et puis, il y a le très élaboré menu BARF – composé d’une sélection d’aliments naturels adaptés à son métabolisme, en grande partie de la viande crue. Si des légumes et des céréales sont prévus en complément, ce régime reste assez contraignant car il faut prévoir une masse de viande équivalente à 2 à 4 % du poids de l’animal. A la longue, les risques bactériologiques ne sont pas à exclure, sans oublier les éventuels problèmes d’obstruction. Cette option constitue surtout un gros investissement dans le temps.

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